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«LE PLAISIR ET LA DOULEUR»

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«LE PLAISIR ET LA DOULEUR»

 

Les discussions enregistrées du père Constantin Stratigopoulos, sur le passage de l'Évangile de Luc, chapitre XVI, versets 19 à 31, selon l'interprétation du sermon de dimanche, qui s'est tenu le dimanche 04/11/2007.

 

Le passage célèbre du pauvre Lazare et l'homme riche, peut sembler être bien compris dans nos esprits. Mais cette apparence simple, comprend en son sein un risque: d'interpréter le passage d'une manière juridique.

C'est-à-dire, ceux qui font du bien sont récompensés [par Dieu], et ceux qui font du mal sont punis. Bien que la forme soit vraie, Dieu n' influe pas sur nous d'une manière juridique, mais en nous aimant.

Et vous diriez c' est ce que dit la parabole. N' est-ce pas?

il y a une clé, une interprétation très profonde, selon laquelle nous pouvons interpréter ce texte, sans parvenir à une telle expérience juridique, qui, au fond, détruit notre relation avec Dieu, qu' au lieu d'aimer, on le considère comme un danger quotidien.

La clé de ce passage remonte dans le passé. Dans les premières pages de la Bible. Dans les pages de la Genèse, et surtout dans le deuxième chapitre de la Genèse, avec le texte familier que vous savez que Dieu, dans Son paradis de délices, donna à l'homme la possibilité de goûter de tous les fruits de la terre. Il lui a donné une liberté, mais avec une restriction: ne pas goûter un fruit!

Cette clé nous fait comprendre que tout ce qu' on utilise, on l' utilise comme un don, pas de façon exigeante, ni dominante et non par des protestations, alors qu' on l' utilise avec de la tempérance, dans l'humilité et la louange.

La tempérance, ce repli de soi, démontre un autre équilibre. Supprime la domination, l' esprit exigeant, égoïste. «Je ferai tout ce que je veux». il y a un équilibre. Garder à l'espritce double équilibre, pour comprendre la suite.

Les riches, vous voyez ce qu'il a dit dans le texte? «Se réjouissant ...et portant la pourpre». Il a fait usage des choses, mais il a fait de l'utilisation exigeante, sans tempérance, ni louange, ni reconnaissance. Cela ne se voit nulle part.

Donc, chez soi, dans l'équilibre de son existence, une maladie s'est insérée. Puisque cette maladie est un déséquilibre. Ainsi, ils ne fonctionnent pas, ni le corps, en raison de l'engraissement des sens, ni l'âme. Comment faire fonctionner l'âme, si le corps a engraissé? Voici le déséquilibre.

Regardez ce pauvre Lazare, lui aussi, il a utilisé la nourriture, ces miettes. Il a pris un certain plaisir, le goût, mais comment? Sans protester, sans rien dire, sans objections, sans parler de l'injustice des choses. Ce qu' il recevait il le prenait en remerciant. Donc, l'un utilisait les choses en exigeant, étant égoïste, et l'autre avec modération et en glorifiant Dieu.

Et voici la clé cachée de ce passage, que, comme vous pouvez le voir par la suite, le riche a subi une perversion sur lui. Il ne peut pas aborder Abraham, non qu'il soit puni mais il est incapable de s'approcher de ce qui est Abraham, parce qu'il proteste toujours. Il se plaint qu'il n'y ait pas d'eau à mettre dans sa propre langue, se plaint parce que Dieu n'envoie pas quelqu'un sur terre pour dire ce qu'il a à dire, tout est dans une objection à une pétition, qui entre maintenant dans toute la théologie patristique, ce que nos pères disent et interprètent ce texte, l'équilibre des mots: le plaisir et la douleur.

Lorsque le plaisir influe sur nous de manière dominante, exigeante, égoïste, sans louer, sans reconnaître les dons, nous entrons dans un profond chagrin. Et puis nous arrivons à la douleur ascétique, la réduction de soi, lα penitence, ce qui constitue une douleur, des larmes, des larmes de repentir, où le plaisir est dorénavant restauré par la souffrance.

Dieu ne l'a jamais voulu ainsi. Il a donné en même temps le plaisir du goût, ainsi que l'attitude de reconnaissance envers les choses.

Ainsi, l'enfer est notre condamnation et notre propre choix et il devient encore plus intense alors que nous sommes jumelés avec l'Amour infini et non l'expression juridique de Dieu envers nous.

Le riche et Lazare.

La conquête, la domination, les protestations, sans tempérance, sans louange, sans grâce. Ça ne définit pas chaque jour de notre vie? Cela ne dissout pas la vie de tous les jours?

Le passage est non seulement actuel, il est dans notre attitude quotidienne!

Le plaisir et la douleur.

Non seulement actuel, c'est la vie de tous les jours!

En approchez -vous, et non seulement vous en bénéficierez mais vous deviendrez des personnes profondément reconnaissantes et des gens de Dieu!

 


 

 

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